Leçon de la présidentielle US pour la présidentielle française

Blog yetiJusqu’à la veille de ce sinistre Black Tuesday américain (qui aurait été “black” quel que soit le résultat), on pensait encore que le “vote utile” était seul à même d’enrayer l’élection d’un candidat ouvertement d’extrême-droite.

En réalité, le “vote utile”, soigneusement entretenu par la propagande de l’oligarchie, c’était surtout voter pour un candidat du système. De fait, le “vote utile”, c’était l’ultime arme du système contre la montée d’une colère populaire qui n’a trouvé aux États-Unis comme beaucoup ailleurs qu’à s’exprimer que par la droite dite extrême

Ce qui vient de se passer aux États-Unis ce 8 novembre, c’est la victoire démocratique[1] de la colère populaire contre les turpitudes d’un système fini et de son élite odieuse. Avec la victoire de Trump sur la candidate “moins pire’ du système, le “vote utile”, toujours pro-système, vient de sévèrement et durablement mordre la poussière.
Seule la colère populaire de gauche peut enrayer la colère populaire d’extrême-droite

La leçon est d’importance pour la prochaine présidentielle française où l’on sent bien qu’une colère populaire légitime va là aussi chercher à se faire entendre. La colère populaire finit toujours par exploser.

Mais si l’on ne veut pas subir l’aventure tortueuse d’une régression nationaliste et raciste, il n’y a pas trente-six-solutions : la SEULE façon d’enrayer l’expression de la colère populaire à l’extrême-droite, c’est de la canaliser vers la gauche.

Tant qu’on mégotera sur les chances de La France insoumise de parvenir au second tour, tant qu’on pincera du bec sur la personnalité supposée de son leader (sans s’apercevoir qu’on répercute inconsciemment la propagande médiatique du système à son encontre), tant qu’on essaiera de se donner bonne conscience en votant pour

des candidats anecdotiques (Jadot, Poutou…), ou qu’on en appellera à de très improbables “sauveurs” extérieurs (Hulot, Piketty…), eh bien on récoltera ce qu’on mérite !

J’ai bien des réserves concernant le programme présenté par Jean-Luc Mélenchon. Rien ne nous dit que nous ne nous exposons pas à une désillusion comme celle subie par les Grecs avec le lâche Tsipras.

Mais avons-nous d’autre choix sérieux ? Pour ma part, ma décision est faite, le 23 avril 2017 je prendrai ce risque sans l’ombre d’une hésitation.

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