4 - Rééquilibrer les territoires par le développement des services publics et de l'accès de toutes et tous aux transports

à l'énergie, à la santé, être acteur de la transition énergétique

Se déplacer, un droit pour toutes et tous

Plusieurs défis majeurs sont à relever en matière de la politique des transports:social, écologique économique, démocratique

La politique des transports est aussi le support de la mise en concurrence des territoires et des hommes et de la métropolisation dans le cadre de la mondialisation "libérale" qui déséquilibre le territoire breton et l'insère dans des relations de dépendance à l'égard de Paris...
Tous ces enjeux et facteurs sont interactifs. Voici quelques éléments de réflexion :

L’enjeu social, celui du droit au transport pour toutes et tous, appelle un service public des transports de qualité, assurant l’égalité d’accès, garantissant un haut niveau de sécurité, pratiquant des tarifs sociaux ou mieux la gratuité, avec un service sur l’ensemble du territoire et des personnels qualifiés travaillant dans de bonnes conditions. Il faut aussi maintenir un des atouts de la Bretagne : son réseau urbain polynucléaire riche de petites et moyennes villes à taille humaine où sont localisés les services publics de proximité, menacé par la métropolisation.

Il faut donc :

  •  développer, diversifier moderniser les transports collectifs (trains, bateaux, bus ...) ainsi que les infrastructures de transports dans la région

  • privilégier les services publics de transports

  • mettre en place une meilleure desserte intérieure de toute la région, en particulier les liaisons nord-sud

L’enjeu écologique, celui d’une prise en compte des exigences environnementales contre les pollutions de tous ordres, appelle :

  • une redéfinition de l’utilisation des modes de transports, qui génèrent environ un quart des émissions de GES en Bretagne.. Or, la part de la voiture individuelle représente 92% des trajets régionaux, le fret ferroviaire ne représente que 2% du transport des marchandises en Bretagne. Il faut développer les transports collectifs de voyageurs et faire du transport de marchandises une question d’intérêt général permettant de privilégier les modes les moins générateurs de gaz à effet de serre et les moins consommateurs d’énergie.

  • un retour à une politique d'aménagement du territoire. Le pétrole abondant et bon marché a permis avec la généralisation de la voiture, une grande mobilité locale et généré le zonage et l'étalement urbain multipliant les déplacements contraints, courts mais fréquents :migrations pendulaires de travail, courses, démarches...

    Le remplacement du train par le camion est lié au renoncement à toute politique d'aménagement du territoire : la DATAR (Délégation à l'Aménagement du Territoire et à l'Action Régionale) a cédé la place à la main invisible du marché qui organise la métropolisation et un réseau de transports capable d'assurer la mise en concurrence des hommes et des territoires et de permettre aux entreprises (= actionnaires) de faire leur marché au moindre coût. Cette division internationale du travail a généré des déséquilibres spaciaux structurés par les axes reliant Paris à Rennes et aux extrémités bretonnes( Brest, Quimper au détriment du centre Bretagne : aujourd'hui se dessine au-delà des limites officielles de la Bretagne, une « métropole bicéphale» d'un million d'habitants qui s'étire de St Malo à Nantes de plus en plus dans l'orbite de Paris et qui aspire les forces vives de la région. Une autre nébuleuse urbaine, avec d'ici peu, un million d'habitants, s'étire sur la côte sud de la Bretagne, où l'économie de villégiature fragilise les activités de production, le milieu littoral (betonnisation, rejets d'eaux usées...), les populations locales confrontées à une augmentation du prix de l'immobilier.

    Prise dans un double processus de métropolisation, autour de Rennes et de Paris , peut-elle retrouver la maîtrise et l'équilibre de son territoire ?

  • Que peut faire la Région ?

    Rompre avec la recherche obsessionnelle de la vitesse entre Paris et quelques « grandes » villes bretonnes et de l'insertion de l'économie bretonne dans les flux internationaux.

    Organiser les transports pour une meilleure desserte de toute la Région notamment nord-sud, refuser de co-financer les projets qui renforcent les déséquilibres régionaux et la métropolisation. : TGV, LNOBPL Lignes Nouvelles Ouest Bretagne-Pays de Loire, Aéroport NDDL...

    Pour les objectifs indissociablement liés aux transports: relocaliser les activités économiques et reterritorialiser les entreprises : les compétences économiques de la Région lui permettent de réorienter les aides : passer d'une politique d'attractivité à l'égard des entreprises étrangères à celle de renforcement des PME, réduire le soutien aux exportations et aux importations à renforcer le soutien aux productions locales.

    Rennes avec son réseau étoilé reproduit le modèle parisien à l'échelle de la Bretagne , et risque de « vider des villes » comme St Brieuc. Or ses moyens sont renforcés par la réforme territoriale.

    Soutenir les villes qui mènent une politique de réduction des déplacements contraints.

L’enjeu économique, celui de l’efficacité du système de transport au service de l’activité et de l’emploi.

La politique des transports est aujourd'hui guidée par les intérêts du marché et des grosses entreprises. Inscrite dans les flux internationaux facilités par les grands axes routiers et les zones d'activité (interfaces entre consommateurs locaux et produits à bas prix obtenus par le dumping : cochons allemands ou objets chinois) par les ports qui importent des intrants, exportent des produits de l'agriculture hors sol, ses productions sont concurrencées et elle est entraînée vers une agriculture agro-industrielle mortifère pour l'exploitation paysanne.

Reliée par la route et le fer à la capitale , elle devient un Hinterland/ arrière-pays d'une capitale à ambition planétaire : le Grand Paris. Rattaché à une région plus ou moins urbanisée (mégalopole) et et dominante de Londres à Milan : la banane bleue. Dans ce schéma , la route et le fer sont dominants. Les voies maritimes, au service d'une division internationale du travail convergent vers les ports géants comme Rotterdam, Hambourg,Anvers...alimentant cette « banane bleue » et contournant la Bretagne, redesservie par cabotage. la Bretagne y est périphérique. D'autres schémas sont possibles, fondés sur une vision plus maritime.

A l'échelle de la région il faut un maillage plus serré du territoire comme support d'une activité économique

En finir avec les investissements coûteux du TGV qui captent beaucoup d'argent public : le projet Liaisons Nouvelles Ouest Bretagne Pays de Loire coûterait selon le scénario retenu entre 3,1 et 5,55 milliards € dont une partie payée par les collectivités. Inscrite dans la mise en concurrence des territoires, ils s'accompagnent de la requalification à grands frais des quartiers de la gare et affaiblissent les villes à l'écart.

Sortir d'une logique tout TGV

Développer un réseau ferroviaire au service des déplacement dans la région : « Triskell » ferroviaire avec une liaison ferroviaire nord-sud Auray-St-Brieuc par Pontivy-Loudéac, le doublement de la liaison Brest-Quimper le désenclavement du sud-est de l'Ille et Vilaine via la liaison vers Chateaubriand., « RER » rennais ...tant pour le trafic de voyageurs que pour le fret.

Développer les liaisons périurbaines et les réseaux secondaires au service des besoins quotidiens. »

Développer le cabotage.

L’enjeu démocratique, celui des mécanismes de décision pour répondre à l’intérêt général, appelle plus de pouvoir pour les usagers, les élus locaux, les syndicats, aux côtés de l’État et des directions d’entreprises.

Répondre à ces défis suppose de rompre avec la logique actuelle de concurrence généralisée et de libre circulation ds capitaux dont le but est la recherche du profit maximum pour les opérateurs et les chargeurs, plutôt que la satisfaction des besoins sociaux et de l’intérêt général du pays. Cela conduit à des rapports de subordination des élus à l'égard des entreprises et cela génère les politiques d'attractivité qui empêchent de chercher des solutions locales.

Cela appelle une remise en cause des directives européennes qui organisent cette libéralisation, et des décisions nationales de privatisation qui spolient la puissance publique des outils d’une réorientation de la politique des transports. Là aussi, les citoyens, les usagers, les personnels, doivent se réapproprier leur avenir.

Accéder à des soins de qualité, dans le centre Bretagne comme dans les grandes villes

Pas un hôpital de Bretagne n'échappe aux effets mortifères de la politique d'austérité. Les hôpitaux de Bretagne sont logés à la même enseigne que l'ensemble des hôpitaux de France. À la fois promoteur et exécutant zélé des politiques européennes le gouvernement français baptise « pistes d'économies » la satisfaction qu'il offre aux revendications du Medef en matière de santé.

La casse a commencé.

La ministre de la santé Marisol Touraine prévoit dans un document révélé par le magazine Challenges, d'imposer aux hôpitaux publics une ponction de 3 milliards d'euros dans leurs budgets d'ici 2017. Chiffres du ministère lui-même 27,6 % des postes disponibles ne sont pas pourvus dans les hôpitaux. Ces postes manquent aux salariés pour effectuer correctement leur travail, ils manquent aussi aux patients pour être accueillis et soignés dans les meilleures conditions. L'hôpital telle une entreprise du CAC 40 fonctionne à flux tendu

C'est ainsi que l'hôpital de Pontivy a commencé à perdre les 70 postes promis à la casse, celui de Ploërmel en a déjà perdu 40. Les hôpitaux de Lorient, Quimper, Vannes, Gourmelen, sont menacés de la même gangrène.

L'arsenal austéritaire est varié. Ici on ampute en partie l'heure de repas, un peu partout le travail des postes non pourvus est assuré à coup d'heures supplémentaires. Elles sont pléthore et payées aux salariés tous les ans..., à la saint glin glin. (l'hôpital de Pontivy totalise 80 000 heures effectuées et toujours pas payées aux personnels).

Dans l'attirail des mesures d'austérité, il y a la remise en question des 35 heures, le ralentissement de la progression des carrières, l'auto assurance chômage imposée aux contractuels.

Il y a même des hôpitaux où on a « l'austérité décomplexée ». Ainsi à l'hôpital de Port-Louis Riantec, on pratique des procédures dites en « mode dégradé » qui comportent l'officiel « non remplacement immédiat du personnel absent » ainsi que la suppression des primes versées aux agents contractuels, autour de 1560 € par an.

Le patient moins patient...

Cette dégradation massive des conditions de travail des hospitaliers a évidemment des conséquences pour les patients. Dans de nombreux services il n'est pas rare d'attendre entre 4 et 6 mois avant d'obtenir un rendez-vous. Il est désormais courant, que le médecin et l'infirmier qui viennent d'achever un I.R.M. dont le bilan mériterait d'accorder au patient un temps conséquent de commentaires soient contraints d'y renoncer, austérité oblige, on n'explore pas les troubles du patient, on rentabilise la machine !

Partout dans les hôpitaux des luttes ont eu lieu et d'autres sont annoncées pour les semaines à venir on note d'ailleurs que les personnels ont à cœur de souligner toujours à quel point la dégradation de leurs conditions de travail pèse sur la qualité de l'accueil et du soin réservé aux patients comme aux résidents.

Des patients l'entendent et s'organisent en comité de défense de leur établissement hospitalier.

L'austérité toxique à l'hôpital

Ces résistances des personnels hospitaliers sont connues de l'agence régionale de santé (ARS). Aussi pour brider la volonté des personnels de faire reculer ces politiques a-t-on bien besoin du matraquage médiatique qui fait de l'austérité la solution des « difficultés de l'hôpital ».

Mais la difficulté de l'hôpital est en réalité d'être asphyxié par ces politiques d'austérité qui l'empêchent d'accomplir sa mission, c'est d'être géré à la façon d'une entreprise. C'est aussi d'avoir perdu ses soupapes démocratiques. Ainsi la réforme, Sarkozy-Bachelot, conservée telle quelle par le gouvernement socialiste, a-t-elle évincé des directions hospitalières les représentants des personnels, des patients, des élus des communes concernées.

De l'air, vite !

L'hôpital a besoin de respirer, c'est urgent, il lui faut des élus anti-austérité à l'assemblée régionale.

Des élus mobilisés pour aider au développement de l'action des personnels avec leurs syndicats et leurs associations engagés dans le maintien de développement de la qualité d'accueil et de soin à l'hôpital.

Des élus mobilisés pour faire entendre et soutenir les revendications des personnels et des usagers.

Des élus mobilisés pour mettre en place des structures démocratiques permettant aux citoyens soignants ou soignés de contribuer aux décisions concernant leur santé. Les béni-oui-oui de l'austérité, bleus UMP ou roses PS et alliés sont toxiques à la santé.

L'hôpital, les personnels, les patients, sont eux de vrais experts en matière de santé, il leur faut une assemblée régionale composée de rebel-le-s aux politiques d'austérité, prenant leur part dans la reconstruction d'une grande politique de santé régionale et nationale.

Santé et vieillesse

La crise de la santé dépasse largement celle des hôpitaux pour concerner la prévention, l’ensemble des EPHAD et la diversification des dispositifs permettant d’accompagner le vieillissement de la population.

Du domaine privilégié des départements, le vieillissement de la population est en soi un enjeu de santé important, et au-delà une source d’aspirations nouvelles  auxquelles la Région ne peut pas être indifférente.

Les aspirations au droit à la santé à tout âge de la vie, à rester citoyen acteur de son projet de vie, de la vie sociale jusqu’au terme de sa vie posent également la question de la démocratie dans le domaine de la santé, de l’accompagnement et de la prise en compte de la parole des usagers ou des patients dans les établissements de santé et dans les dispositifs d’aide à domicile (« Charte de Bien-Traitance », Conseils de Vie Sociale dans les établissements et présence des associations et syndicats d’usagers dans la gestion des établissements).

La casse des services publics a laissé des inégalités profondes dans le territoire, rendant quasiment impossible pour certains le « bien vieillir » en restant dans leur bassin de vie et nous pensons que la Région, en liaison avec les autres collectivités territoriales a un rôle à jouer pour aider à garantir l’égalité de traitement dans ce domaine aussi et réparer des déserts et cicatrices territoriales.

Conséquences des politiques d’austérité, d’imprévoyance et de technocratie , les coûts d’hébergements en EPHAD sont énormes et le « reste à payer » souvent à la charge des familles. La gestion des files d’attentes, les difficultés d’accessibilité financière et les inégalités d’accès contribuent à l’exclusion.

Quelques propositions ;

- penser une médecine préventive pour retraités et personnes âgées sur les principes des PMI, en intégrant l'environnement sanitaire et alimentaire de la personne, son maintien en activité physique et intellectuelle, ses possibilités de surveillance médicale régulière…

- porter attention aux besoins de déplacement des personnes âgées et des personnes à mobilité réduite et proposer des réponses publiques adaptées en milieu urbain et en milieu rural

- informer les personnes vieillissantes, et tout particulièrement les populations les plus démunies, des moyens et services offerts par les Caisses de retraite et autres organismes pour faire face à des dépendances - réversibles ou non -, à des risques d'isolement, d'exclusion…

- favoriser leur participation à la vie sociale et citoyenne dans la cité.

Être acteur de la transition énergétique

Traiter uniquement et simplement de la production et de la consommation d'énergie serait faire l'impasse sur la nocivité du productivisme et de la recherche de profits, qui se nourrissent réciproquement et conduisent l’Humanité à une catastrophe climatique et sociale et cela depuis de nombreuses années, mais également sur les énergies alternatives et renouvelables de plus en plus performantes et très variées qui viennent apporter un changement des modes de production de celles carbonées et nucléaires

L’enjeu énergétique est étroitement imbriqué avec la question des inégalités sociales. La concurrence et la compétition sont la norme entre les pays, les continents, les villes, les banques, les entreprises, les personnes…et se traduisent par la libéralisation du marché de l'énergie (loi NOME). A coup de milliards, les institutions internationales et européennes, les gouvernements libéraux et sociaux-libéraux imposent aux populations des plans de rigueur d’une violence inédite, comme en Grèce, pour sauver le soldat «marché financier».

Dans cette guerre, le service public est destiné à être vendu au marché et les marchés liés à l’énergie deviennent un pan majeur du tout marchand.

La question de l’accès de tous les êtres humains à l’énergie, doit être un enjeu majeur. Elle conditionne l’accès aux droits fondamentaux – au même titre que le logement, la santé, la mobilité - et nécessite la remise en cause des fondements d’un système qui oppose bien commun et accès aux usages vitaux à l’appât toujours plus grand du gain.

Mettons la question énergétique dans le bon sens, en partant des usages (besoins) et non des ressources : nous chauffer, nous éclairer ou nous déplacer ; ensuite interrogeons nous sur les moyens les plus soutenables de satisfaire, nos besoins énergétiques.

La transition énergétique ne serait pas complète sans prendre en compte le dérèglement climatique qui s’aggrave et s’accélère, mettant à mal dès aujourd’hui les pays les plus exposés à la montée du niveau des océans, les populations les plus pauvres de la planète et à moyen terme les conditions de vie civilisées sur Terre :

  • Réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre

  • Se libérer d’une surconsommation qui coûte plus aux pauvres qu’aux riches ;

  • S’orienter vers une sobriété et une efficacité énergétique ;

  • Abandonner l'utilisation des énergies fossiles

  • Bien que ces opérations ne soient pas ouvertes sur le territoire, réaffirmer l' abandon de toute expérimentation, exploration et exploitation d'hydrocarbures compris dans la roche mère et off-shore

  • Arrêter le nucléaire civil et militaire ;

  • Arrêter la production et l’utilisation industrielles des agrocarburants

  • Lutter contre tous les gaspillages provoqués par le système de production capitaliste , changer nos usages de l’énergie, privilégier les plus utiles, restreindre les plus extravagants et supprimer les plus nuisibles ; nous interroger sur nos besoins et agir à travers les comportements individuels et collectifs pour constituer une pratique et une culture collectives de la sobriété

  • Agir sur la quantité d’énergie nécessaire pour satisfaire un service énergétique donné ; essentiellement par les choix techniques, de la production à l’utilisation.

  • Recourir aux énergies renouvelables, enfin, qui permet, pour un besoin de production donné, d’augmenter la part des énergies les moins polluantes et les plus soutenables

  • Abandonner l'énergie nucléaire

Tout le monde le sait désormais :depuis Tchernobyl en 1986, Fukushima a montré qu’il n’existe pas de sûreté nucléaire suffisante, le risque d’accidents majeurs dans le nucléaire est possible. Il est d’autant plus réel que les exploitants sont davantage préoccupés par le montant des dividendes à distribuer aux actionnaires que par la sécurité des centrales. De fait, la sécurité des salariés - de plus en plus précarisés – et la sécurité dans la sûreté des installations ne sont pas dissociables

Nous nous prononçons pour une transition énergétique combinant la sortie du nucléaire (excluant donc la construction de nouveaux réacteurs) et la sortie des énergies fossiles. Cette transition doit être planifiée et se fixer comme objectif de remplacer, simultanément, les énergies fossiles et l’énergie nucléaire par des énergies renouvelables et alternatives, limitant les risques pour l’humanité, comme pour la planète.

Cette sortie du fossile et du nucléaire doit être volontariste, maîtrisée, planifiée. Elle doit être un choix de société, transparent et démocratique. Elle doit être accompagnée d’avancées et de ruptures en matière de sobriété, de réduction des excès et d’efficacité énergétique.

Il ne saurait être question de recycler le capitalisme vert. Les élus s'attacheront à :

  • Valoriser les modes de production alternatif d'énergie (Expérience de Béganne, SA de production d’électricité par les éoliennes où chaque actionnaire dispose d'une voix pour décider dans l'entreprise, expérience des communes qui recherche l'indépendance de production énergétique- ).

  • Conserver, développer le service public de production et distribution de l'électricité, en incluant les projets d'implantation d'hydroliennes

  • Limiter les usines de méthanisation quand elles sont le prolongement de l'élevage agricole intensif

  • Sortir l’énergie du marché concurrentiel pour en faire un bien commun avec une tarification progressive nécessite de constituer un service public de l’énergie. Service public qui devra s’ouvrir à la participation des citoyens, enjeu démocratique décisif pour la transparence des choix et des politiques énergétiques. Au sein de ce secteur, la nationalisation de certains acteurs essentiels sera nécessaire. Certes, changer le statut d’une entreprise ne suffit pas à garantir une gestion au service du bien commun : en France et dans d’autres pays dans le passé, nous avons vu qu’une grande entreprise nationalisée peut être gérée comme une entreprise privée et parfois avec grand zèle, en particulier lorsque les choix politiques le lui imposent. A l’inverse, le statut public d’une entreprise peut être un puissant atout pour une politique alternative, dont les critères de gestion seront aux antipodes des critères de rentabilité et de profitabilité actuels.

  • Permettre le contrôle citoyen , le retour au service public

Mettre la priorité sur le financement public de la recherche et des expérimentations citoyennes sur les énergies renouvelables ;

Libérer les brevets captés par les multinationales ;

Organiser la relocalisation avec la réappropriation publique et territoriale des moyens de production et de distribution de l'énergie (régies communales, coopératives, sociétés d'intérêt collectif, etc.) incluant systématiquement le contrôle citoyen ;

Réorienter les politiques publiques des secteurs énergivores tels que l’agriculture intensive, les transports, le logement et l’urbanisme, l’industrie et la grande distribution ;

Exiger la reconversion des filières concernées en accord avec les travailleurs et

les usagers.

  • S'appuyer sur le Scénario électrique alternatif breton proposé par GASPARE.

Le Scénario électrique alternatif breton démontre l’absence de besoin d’un moyen de production de pointe supplémentaire en Bretagne d’ici 2020. il quantifie les possibilités de

développement des énergies renouvelables, des effacements de consommation et des interconnexions européennes, ainsi que les effets de politiques publiques de maîtrise de la demande et de réduction du parc de chauffage électrique

A contrario du pacte électrique développé par la Région qui impose la centrale à gaz de Landivisiau et de la PPI 2009 où figurent plus de 30 centrales à gaz initiés en France, qui va à l’encontre des engagements pris par la France en termes d’augmentation de 20% de son efficacité énergétique, de réduction de 20% de ses émissions de gaz à effet de serre, d’une part d’au moins 20% des énergies renouvelables à l’horizon 2020.

Commentaires (1)

BOUMAZA
  • 1. BOUMAZA | 14/01/2017
Pourquoi ignorer encore et toujours l'intérêt exceptionnel du cabotage et du transport maritime. Le caractère désuet de l'usage du transport maritime dont celui par cabotage tient à son ignorance par les politiques publiques: tout automobile, tout camion et tout tgv tenant au poids majeur des lobbies. Cela explique l'absence de progrès technologique dans la conception des navires de transport de marchandise et de personnes et l'absence de prise en compte du lien mer-littoraux aux interlands par des liaisons perpendiculaires aux côtes. La lenteur a sa place dans la modernité si elle concerne notamment le transport des marchandises lourdes et des publics "non pressés" (il y en a autant chez les actifs que les inactifs - personnes âgées, enfants, etc.;) Il est étonnant que des collectivités locales proches de la mer

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