Ukraine

Solidarité avec le peuple ukrainien !

Une fois encore, les mobilisations populaires ont conduit  à la destitution d’un dirigeant, oligarque richissime et honni,  Viktor Ianoukovitch. Les événements se sont enchaînés comme conduits par un gigantesque et implacable engrenage, désormais « classique ». Le même scénario a dominé les révolutions arabes en Egypte ou en Tunisie pour ne citer qu’elles. Mais l’Ukraine est dans le champ de domination de la Russie de Poutine. Ce qui représente aujourd’hui la menace concrète d’une intervention militaire musclée.

Les peuples contre l’autocratie
Le « putsch » commence de fait le 21 novembre 2013, quand, de manière unilatérale, le président Ukrainien Viktor Ianoukovitch, décide de rompre les négociations en cours et déclare que l’Ukraine ne signera pas l’accord d’association avec l’Union Européenne.

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La très grande majorité des Ukrainiens ne veut pas de cette nouvelle guerre civile

SolidaireSolidaire a interrogé Jean-Marie Chauvier pour mieux comprendre la situation actuelle de l’Ukraine. C’est un journaliste et essayiste belge, spécialiste de l’Ukraine et de l’ex Union soviétique. Connaissant ces pays et la langue russe de longue date, il collabore aujourd'hui au « Monde diplomatique » et à d’autres journaux et sites internet.
Selon Jean-Marie Chauvier, spécialiste de l’Ukraine, les médias occidentaux présentent la crise ukrainienne comme un western : « Il y a les bons “pro-européens”, les mauvais “pro-russes”. C’est manichéen, partial, ignorant de la réalité de l’Ukraine. »

 

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Ukraine : Les vrais enjeux

Ukraine.JPGous le titre « Ukraine : ce que l'Europe refuse de voir » , un article du quotidien La Tribune donne une analyse des évènements de Kiev bien éloignée du discours stéréotypé de la plupart des médias occidentaux.

Pour l'auteur, défendre les « bons manifestants » de Kiev contre le « mauvais pouvoir tyrannique » du président Viktor Ianoukovitch trahit une vision caricaturale de la réalité ukrainienne. Il en est de même lorsqu'on veut faire de l'association avec l'Union européenne un gage de démocratisation.
En fait, depuis son indépendance de 1991, l'Ukraine est un pays profondément divisé où deux camps de force équivalente se font face.
A l'est et au sud du pays, dans le bassin minier du Donbass, en Crimée et sur le littoral de la Mer Noire, la population est largement russifiée et, en dépit de la législation qui oblige à un usage exclusif de l'ukrainien dans l'espace public, le russe y est la seule langue réellement utilisée et le sentiment d'appartenance à l'ensemble russe est très fort.

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