pacte de responsabilité

Si on est de gauche, on vote contre l'austérité !

EnsembleMardi 29 avril, est soumis au vote de l’Assemblée Nationale le plan d’économie de 50 milliards d’euros prévu dans le cadre du Pacte de Responsabilité proposé par François Hollande.
Le président de la République voulait faire de ce Pacte, un « moment de vérité » pour le pays. Ce sera surtout un moment de divorce accru entre le pouvoir qui se réclame de la gauche et les classes populaires.
Ce plan d’austérité constitue une régression sociale majeure : 18 milliards d’économie sur le budget de l’État, 11 milliards sur les collectivités locales, 10 milliards sur l’assurance maladie et 11 milliards sur les autres dépenses de protection sociale. Ce sont  les salariés et notamment les plus modestes, les fonctionnaires, les retraités qui financeront les cadeaux pour les patrons pour un montant de plus de 36 milliards d’euros.

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Un pacte irresponsable

mediapart.jpgTrois organisations syndicales (la CFDT, la CFTC et la CGC) ont donc signé avec le Medef « un relevé de conclusions » sur la mise en œuvre du pacte de responsabilité qui vise à baisser le coût du travail en supprimant les cotisations familiales versées par les employeurs. Selon un scénario maintenant bien rôdé, la CFDT a d’abord monté le ton, jugeant la proposition initiale du Medef inacceptable, pour finalement parapher un texte quasiment identique. En comparer  les deux versions est d’ailleurs éclairant. Si le texte final prévoit effectivement que « des objectifs quantitatifs et qualitatifs en terme d’emplois » soient discutés dans les branches professionnelles, ces discussions pourront être conclues par un « relevé de conclusions » n’impliquant aucune contrainte juridique. Surtout, le Medef a obtenu l’essentiel, à savoir que les baisses de cotisations sociales seront acquises quelle que soit la situation dans l’avenir. Enfin, cerise sur le gâteau, le texte prévoit que des discussions seront ouvertes afin « de franchir une nouvelle étape dans l’amélioration du marché du travail »,  formule indiquant, dans la novlangue patronale, l’exigence d’un nouvel accroissement de la flexibilité et de la précarité du travail. Il est enfin prévu d’engager une concertation sur le financement de la protection sociale. Après la suppression des cotisations familiales employeurs, quelle sera la prochaine étape ?

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