FIN PROGRAMMÉE DE NAVAL ÉNERGIES : UN SCANDALE D’ÉTAT

Naval Group vient d'annoncer sa décision de cesser les activités de sa filiale "Naval Énergies", spécialisée dans les énergies marines renouvelables, au motif d'une absence de perspective de rentabilité.

Faut il rappeler que Naval Group, lointain héritier de la DCN (Direction des Constructions Navales), est détenu à plus de 60 % par l'État français et que celui-ci a de ce fait une responsabilité directe dans les choix stratégiques de cette entreprise.

Cela en dit long sur le double langage du pouvoir macroniste qui, "en même temps", nous chante la messe la main sur le coeur en prétendant lutter contre le changement climatique et, en réalité, cautionne la casse des outils qui permettraient le développement d'une filière publique de production d'énergies décarbonées.

Au mépris de la vie des salariés de Naval Énergies et d'une nécessaire diversification vers des activités civiles et alors que 240 millions d'euros d'argent public ont été investis sur le port de Brest (sans compter la réparation du quai EMR - sans doute 40 M€), ce que prépare le désengagement de Naval Group, c'est l'abandon de l'avenir des énergies marines renouvelables à la mainmise de sociétés capitalistes.

C'est aussi la poursuite de la fuite en avant de l'État dans le choix de l'énergie nucléaire.

 

Ensemble Finistère ! Communiqué du 7 février 2021

Ensemble

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