Le 14 Novembre : Mobilisation !

Avec les Grecs, les Espagnols, les Portugais, dans le cadre de la journée organisée par le syndicalisme européen, nous dirons OUI à une autre Europe, une Europe qui lutte contre les politiques austéritaires ! Lire : Pour sortir de la crise : combattre l’austérité !

Six mois après l’élection de Hollande, les premiers résultats sont là : il n’y a pas de crise pour les profiteurs. Ceux-ci changent seulement leurs lieux d’exploitation. Ils choisissent des régions plus profitables que d’autres.

Hollande nous prêche la modération et la patience. Mais il cède à ces messieurs du patronat qui font les vautours et non les pigeons pour exiger toujours plus du gouvernement. Il fait le jeu de la droite et de l’extrême droite en hésitant à donner le droit de vote - droit démocratique élémentaire - aux étrangers d’origine résidant en France depuis plus de cinq ans ! (Lire ici...)

La principale faiblesse de Hollande, c’est son ralliement aux solutions de tous les partis pseudo « socialistes » qui, en Europe, ont appliqué les solutions libérales : en Espagne, en Grèce…

Le budget qu’il voudrait faire adopter est une sinistre farce : la France consacrera plus d'argent, en 2013, à rembourser les intérêts d'emprunts à ses créanciers qu'à l'enseignement scolaire ! Ces dépenses sans justification imposent l’austérité. Ce gouvernement n'a même pas le courage politique de rendre publique la liste des dettes (Lire ici...) ainsi « exigées » : il faudrait un moratoire pour vérifier, par un audit citoyen public, quelles dettes sont éventuellement légitimes et lesquelles ne le sont pas.

Non, ce budget ne sera pas voté par celles et ceux qui veulent construire un espoir d’alternative dès maintenant. Il faut appliquer les mêmes critères de jugement que ceux proposés par Jacqueline Fraysse (Lire ici... et ici...) au sujet de la loi sur la Sécurité sociale et la santé : « Il faut partir des besoins des patients » et voir si les mesures essentielles sont prévues.

Soyons sans illusion : avec le Pacte budgétaire, l’austérité va se poursuivre. Dans une France, plus riche que jamais mais où les salaires baissent, il y aura bientôt dix millions de personnes au-dessous du seuil de pauvreté. Les départements qui versent les aides sociales n’ont plus les moyens de le faire, après dix années de pouvoir de la droite, alors que le gouvernement n’a pas pris les mesures pour corriger cette situation. (Voir ici...)

Oui, l’heure est à exiger l’expropriation des entreprises que les profiteurs ferment, la confiscation de leurs biens pour maintenir les emplois et accompagner les reconversions.

Nous ne voulons évidemment pas des solutions d’étatisation du même type qu'en 1981 : l’État paie, laisse gérer la suite sur le modèle libéral puis redonne de l’argent… Les entreprises comme EDF, Total, PSA, SANOFI, GDF-Suez, devraient, dès maintenant, être socialisées et servir de base à des investissements pour une reconversion écologique des services publics, des logements, des équipements collectifs. De même, l’argent économisé en refusant de payer une dette sans doute illégitime devrait servir à financer des travaux utiles, en créant les activités dans lesquelles bien des chômeurs trouveraient leur place au lieu d’être stigmatisés et poussés dans la misère.

On sait, on sait : « Ce n’est pas réaliste ! » diront Messieurs les commentateurs au service des discours de la droite et des profiteurs. Eux ne sont pas au chômage mais bien en place et à toutes les heures, sur tous les médias.

Faisons donc entendre la voix du Front de Gauche !

Devant la Préfecture Saint Brieuc

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